dimanche, décembre 24, 2006

La Marche






Voici ce qui sera le dernier billet de cette histoire commencé avec mon avant propos. Il y aura peut-être une suite explicative ou des anecdotes, reliées à la transcendance, que je n'ai pas cru bon d'insérer jusqu'ici mais ce dernier récit est ce qui à clôt, jusqu'à présent, ces épisodes de ma vie.
J'ai fait une copie du texte qui m'a été dicté. Ma surexcitation s'est apaisée.
Un dernier détail, avant que j'aille me coucher, "On" m'avait invité à lire l'histoire de Port-Royal, encore aujourd'hui je cherche la raison mais je me suis documenté sur un grand bout, je me suis tapé les livres 3-4 sur les 6 que comptent la série..simplifions, disons que l'Église Catholique n'apparaît pas mieux qu'elle n'est réellement et que le jansénisme est bien loin de ce qu'elle enseigne encore aujourd'hui dans ses grands séminaires.
Ce jour là une force m'entraîna à faire une marche, c'était plus fort que moi je devais sortir et aller vers où je ne savais pas. je marchais tout droit sans trop concevoir ce qui m'arrivais puis soudain une voix s'adressa à moi et me dis " Prie moi et je t'accorde tout" ? Je fus stupéfait, rien de moins, ma réaction spontanée fut de dire "d'accord mais, plus loin il y a une plate forme se sera plus doux pour mes genoux car à l'endroit où j'étais il n'y avait que gravelle et boue.
Plus loin je prierai, un Notre-Père à genou sur un bloc de ciment, mais je senti dans mon âme que ma réaction n'était pas adéquate. Fallait dire genre " Me voici Seigneur" ou autre chose du genre. À cette époque je n'étais pas très familier avec la bienséance divine. Il y a plus que ça, il y a la crainte de Dieu que je n'avais pas et cela est, semble t il, très important, faut l'enseigner à nos enfants.
Je revins chez nous calmement sans avoir l'impression d'avoir mal agit mais en sachant que je venais de passer à coté de quelque chose de très grand.
C'est après cet évènement que je décidai de faire un bac en théologie, afin surtout de comprendre ce que j'avais vécu.
Dans un autre billet je décrirai ce que moi je déduis de ce que j'ai vécu.
Pourquoi je pense sérieusement que l'Abbé De L'Épée et Nostradamus y sont étroitement reliés et pourquoi j'accepte volontairement de dévoiler ces choses même si je sais qu'aux mieux elles risquent seulement de me faire passer pour un fou pas trop dangereux.
Aussi je vais me faire un devoir d'ouvrir un autre blog au nom de Marchello où je vais revirer ce blog à l'envers, en débutant par l'avant-propos et finissant par le prochain billet. Ainsi "Joe Blow" pourra comprendre comment, avec une petite réaction intello-textuelle, avec un effort pour suivre un raisonnement on ne peut plus logique, existe un autre état qui nous dépasse, nous transcende et qui s'exprime subtilement.

vendredi, décembre 15, 2006

Divulgation divine

Nous sommes à la fête du travail en 1997, il fait très beau. Mon fils qui demeure avec moi est parti en camping avec sa mère. Je suis à l'extérieur de mon logement encore surexcité de l'expérience que j'ai vécu hier. À l'intérieur tous mes dessins sont étalés sur le mur du salon en ordre de figuration, prêt à être insérer pour mon conte de fées. Soudain je vois, de l'autre coté de la rue une flamme qui danse sur des aiguilles de pin sèches. Il y a des enfants qui jouent pas très loin. Je me dis que c'est probablement eux qui ont mis le feu puis s'en sont allés plus loin en laissant une étincelle derrière eux. Cette flamme a un éclat bizarre et insolite. Il n'y a aucune boucane et les aiguilles de pins ne sont aucunement noircies.
Finalement je traverse la rue et je pile sur la flamme et elle s'éteint. Les enfants sont toujours là, pas très loin. L'idée de leur demander des comptes et les semoncer me traverse l'esprit mais j'y renonce vu que je suis en pantoufle. Je reviens dans mon logement.
Sitôt entrer, une force m'oblige à me mettre à genou et à demander à Dieu, comme s'il était devant moi mais je suis face au mur, s'il permet à l'Abbé De L'Épée de m'aider à finaliser mon conte. Je ne pense pas aux paroles que je prononce. Je dis des choses malgré moi sans y avoir penser, c'est stupéfiant. Je me relève et je m'installe devant mon ordinateur: Un apple IIe avec un système d'exploitation Pascal UCSD. J'entre dans l'éditeur de texte et je tape automatiquement, j'écris malgré moi sans y penser, le texte qui suit :
__________________________________________________
C o n t e d e f e e
avertissement placer ici
Les enfants je vais vous raconter une histoire vrai.
Je ne sais pas si tout les contes de fee sont vrai,
mais celui ci est tout vrai.
auteur.
Il etait une fois dans une belle cite......
Une auto de police circule dans la cite quand soudain Image
Elle recoit message radio, POUR UN ACCIDENT. 2e image
Les deux constable Bidonneux et son confrère le constable Conform
arrete M. tremblay. On incarcerent M.Marcel tremblay dans une prison.
#e image "3e"
Cette nuit la il y avait eu boucoup d'action dans la cite.
Quelle que heure plus tot, on avait recu un appel pour du grabuge
chez la fee Monika. Bidonneux et son confrere le constable conform
eure tot fait de relier l'arrestation de M.Tremblay a cet appel.
On decida de faire un proces a M. Tremblay. Dans un proces il y a
different type de personne. Je vais vous les presenter.
L'avocat de la defense, l'avocat de la couronne, La fee monika,
"les image
Robin des Erables,Jocelyne Lepage, Bidonneux, Le constable conform,
la republique de gens nouveaux, vexees,
""""Mettre le t/moignage de bidonneux.
"""mettre le temoignage du contable Conform.
Image de l'objection
Explication de l'image
Un nouveaux temoin
onlibera M. Tremblay, et Monsieur Tremblay decida D'aller se trouver
un avocat. Image"""
Mettre le témoignage de la fee Monika. ""Mettre l'image de l'arbre""""
Le Procureur de la couronne va interroger Fee Monika.
Question? Fee Monika, Le 3 mars 86, a quelle endroit demeuriez-vous?
Ajouter tout le temoignage de la fee Monika""""""""
Monsieur Robin des erables
Mettre tout son temoignage.
Le juge Repi aimait bien les patineuses artistique, aussi decida
il qu'au lieu de venir temoigne Jocelyne Lepage donnerait
une demonstration de patin artistique. Image correspondante""""
Un temoins surprise. """"Mettre l'image"""
Mettre temoignage **2446***
raconter les different appel comme veux
Les enfants l'auteur a volonterement les 4 image.
de bidon avec fee Monika....
l'abbe de lepee
______________________________________________________
Voila ce qu'on me fit taper. Je le livre avec les fautes d'orthographes et les absences tel que je l'ai écrit. J'avais pas les accents sur cet ordi et j'écrivais très nerveusement. Je dirais que tout m'était subtilement dictés à mesure que je le tapais. Je n'avais plus le contrôle de mon corps ni la liberté de penser. J'étais absolument un outil qui ne résistait pas. Cela est très difficile à expliquer.
Voilà ce qu'est mon conte de fées. Moi, j'ai mis un peu d'humour dans le bout dont j'étais libre de création mais le conte est dans ce qui m'a été dicté. Quand la force qui me contrôlait m'a indiqué de mettre le témoignage de la fée Monika, j'ai eu un réflexe de résistance, pendant un instant je me suis dit "Pas tout intégralement quand même" alors la force m'a fait taper la première phrase de son témoignage et elle a insisté sur : Ajouter tout le témoignage de la fée Monika".
Aussitôt que j'ai eu fini de sauvegarder mon texte, je dû aller me coucher et j'ai dormi quelques heures. À mon réveil tout était normal dans mon logement. Je fis immédiatement imprimer ce texte. J'étais redevenu calme et serein. Moi qui pendant toute ces années je m'étais torturer les méninges pour trouver ce que je devais faire dire à mes différents personnages, là j'avais tout et je le répète: je n'aurais jamais trouver ça tout seul mais quand on y pense, qu'on l'a vécu comme moi, c'est tout à fait logique. Ce soir là je vais dormir d'un sommeil interrogatif et mon prochain texte racontera ce que je vivrai lors de ma prochaine expérience mystique, la dernière à date.

jeudi, décembre 14, 2006

La naissance d'un conte de fées

Après mon passage en Cour Suprême du Canada, l'ultime instance qui s'occupe des questions d'importances nationales, pour les détails voir la fin du conte de fées, ma priorité devint d'écrire ce conte de fées , ce conte que je me rappelais avoir lu quand j'avais sept ans.

Je me rappelais de la plupart des noms des personnages mais pas du mien. Je me souvenais de plusieurs illustrations et même du texte qui devait figurer en dessous mais comme je n'avais pas lu beaucoup de texte, j'ignorais ce que ce conte devait raconter comme histoire. Je savais que le juge Répi devait prononcer son jugement à l'envers mais pas ce que devait dire les témoins. En fait, je ne sais pas si dans une autre vie je crée ce conte mais j'essayais, en vain, de trouver l'histoire. Il ne m'est jamais venu à l'esprit que je devais tout simplement transcrire les témoignages tel qu'ils avaient été tenus devant le tribunal. Je me souvenais des illustrateurs car j'avais fait des efforts pour les retenir lors de la première lecture.

Il y avait une voisine, Johane C., facile à retenir. Johane a fait tous les personnages du conte. Puis une fille qui s'appelle Nathalie Desormeaux, elle fait des illustrations mais à ce jour elle n'a pas participé au conte. Je m'étais souvenu d'elle en associant son nom avec les trois ormes qui étais dans l'allée de notre chemin. Il y avait aussi une autre illustratrice que j'ai aussi rencontrée mais qui n'a pas participer au conte. Elle enseigne et se nomme Lucette Goulet, c'est une professionnelle. Il y avait aussi Stéphane B., il a fait toutes les autres illustrations du contes.

En fait j'avais surtout retenu le nom des trois filles. Il faut comprendre que je me rappelais de ces informations par bribes, au fur et à mesure que ma mémoire refaisait surface comme ce fût le cas pour le jugement avec le nom de l'Abbé De L'Épée. Pendant dix ans je vais écrire des petits bouts de mon contes, très petits bouts, en fait presque rien. Je vais surtout collecter toutes les illustrations, sauf une qui n'est pas encore dans le conte et dont je me rappelle, c'est l'intrusion de l'auteur dans une benne de camion de vidange pour tenter de récupérer des photographies que la fées avait jetées.
L'incident s'est bel et bien produit et je me souviens de l'illustration dans le conte mais elle n'y figure pas encore.

Une date à retenir, la fête du travail en 1997. L'an mille neuf cent nonante sept, neuf mois. La journée précédente j'avais étalé toutes les illustrations que j'avais fait faire depuis une dizaine d'années. J'en prenais une et je l'installais sur le mur exactement à l'endroit où elle devait figurer dans le conte. C'était magique. Beaucoup plus fort qu'une intuition ou une inspiration, je dirais que l'on m'opérait. Apparût alors devant moi l'ordre de mes illustrations, il y en a plus de cinquante, telles qu'elles devaient apparaître dans le conte mais je ne savais toujours pas, sauf quelques bribes, le texte qu'il devait y avoir entre les images............à suivre.

samedi, décembre 09, 2006

Chronique pour Annette


Je tergiversais à entreprendre mon texte. J'ai encore des choses intéressantes à dire mais j'hésite. Il y a deux épisodes en particulier qui concernent des théophanies et c'est délicat. Des petits incidents très court à raconter, j'en ai beaucoup mais c'est très court et souvent banal. J'ai décidé de jumeler un incident très court et combler le désir d'Annette d'en savoir un peu plus sur mes choix de vie.



L'incident court se produit quelque mois après l'incident à la bibliothèque . C'est la récréation et soudain une voix m'interpelle: "Marcel, voudrais-tu devenir prêtre?". De toute les forces de mon âme j'ai crié en silence: "Non, je veux être libre". La voix me répondit que c'était une bonne réponse et me mit en garde contre certains choix de vie.


Annette écrit "Cela m'intéresserait beaucoup si tu pouvais écrire un texte sur ton bénévolat auprès des cancéreux en phase terminale."


Il y a une quinzaine d'années, ma mère est décédée. Un cancer du foie. Après 80 ans, il y a toujours un organe ou un autre qui flanche. Pour beaucoup c'est le cancer qui se pointe.


Ma mère ne voulait pas mourir tout de suite et surtout pas à l'hôpital. À défaut d'avoir le choix, elle voulait finir entourer de sa famille, dans sa maison.



Les enfants on s'est concertés, on est huit plus deux soeurs de ma mère. Première constatation c'est que les dix personnes n'arrivaient pas à boucler un horaire complet. On comprends que dans les derniers moments, une personne à besoin d'assistance et de présence 24 sur 24. Une de mes soeurs est infirmière, elle a pris un grand congé et finalement on a boucler le temps.



C'est ainsi que Marchello prit conscience du problème. Les baby- boomers arrivent à l'âge ou un médecin pose un diagnostique souvent définitif; Voilà, ça y est, l'ultime préoccupation de homme est droit devant. Tu vis ça comment? Curieusement la religion, mis sur la tablette depuis belle lurette, revient souvent au galop, comme le naturel. Pas pour tout le monde mais pour plusieurs.



Quelques années plus tard j'ai rencontré un étudiant, au grand séminaire de Montréal, qui m'a raconté que comme travail d'été il s'était joint à un organisme, Entraide Ville-Marie, qui s'occupait des cancéreux.............



De nos jours plus personne n'attends la mort dans les hôpitaux, ce n'est pas leur mission. Quand ce n'est pas de l'ordre du curatif, il n'y a pas de lit. Les centres palliatifs sont rares et souvent trop dispendieux: Les enfants n'aiment pas voir leur héritage fondre à vue d'oeil.



Comme bénévole on donne de 6 à 10 heures par semaine, ça donne le temps au conjoint de se changer les idées, faire un peu d'épicerie ou d'aller chez la coiffeuse. Qu'importe ça aide. J'ai dit coiffeuse parce que c'est plus souvent l'homme qui est malade et la femme qui s'en occupe. C'est probablement dû au fait que dans cette génération, les hommes travaillaient à l'usine et la femme restait à la maison.



Nous on est dans le décor que pour la phase final. Quelques semaines rarement quelques mois. On est à l'écoute. Personnellement ce travail m'a désensibilisé face à la mort. Je suis maintenant conscient de l'énorme humiliation que le malade subit en acceptant qu'un étranger pénètre dans son intimité la plus profonde. Vous savez, près de la mort, le coté fier de la dignité humaine prend une chimonaque de débarque.

vendredi, novembre 24, 2006

L'Abbé De L'Épée

















Mon procès terminé, je fus emprisonné. Sept jours c'est pas comme des années mais quand tu es innocent, c'est du temps dur. Un prisonnier qui purgeait une longue sentence pour de la contrebande d'alcool me fit connaître l'auteur libanais Khalil Gibran. Un baume dans ma détresse.
Le jugement me turlupinait. Je crois que c'est la mention du nom de l'Abbé De L'Épée qui a déclenché ma mémoire. J'irai même visiter le professeur de physique en question, pour savoir si le nom de l'abbé ou des histoires de bidons, si ça collaient à de quoi dans son esprit. Il a dû penser que j'étais déjanté.
Quand on vis un tel choc, un tel traumatisme psychologique notre personne se défend d'une drôle de manière. Je devins "full" paranoïaque: trois systèmes de serrure sur ma porte d'entrée. Je dormais avec un marteau, un couteau et une lampe de poche. Au moindre bruit je sursautais et me précipitais avec mes armes vers la source du bruit . Quand je sortais à l'extérieur je regardais à l'arrière à tous les dix pieds et quand je rentrais chez moi je regardais dans tous les garde-robes, les dessous de lit, dans le frigidaire et sous le divan pour voir s'il n'y avait pas quelqu'un de cacher.
J'avais toujours été confiant dans la vie, jamais je n'avais barré mes portes et jamais eu peur pour rien. Un genre de dépression qui a fini par passer.
Un soir je demandai à voir l'Abbé De L'Épée. C'est parce qu'il y avait un espèce de bouffon invisible qui voulait jouer avec moi. Il voulait qu'on se batte avec une épée de plastique. Je sais que c'est complètement débile d'écrire cette dernière phrase mais c'est ainsi que je l'ai vécu.
Aussitôt que j'ai demandé à voir cet abbé, À ma grande stupéfaction, un visage m'apparut, suspendu en l'air, comme flottant dans un pâle nuage. Il était bien réel ce portrait. Je ne connaissais pas cet abbé mais je remarquai ses grands yeux et son front d'une immense étendue. Le lendemain j'ai essayé de voir une photo de cet abbé dans le dictionnaire mais il n' y en avait pas. Je finis par trouver un vieux dictionnaire dans lequel la photo de l'Abbé De L'Épée, bienfaiteur de l'humanité, était illustrée et c'était bien lui que j'avais vu.
C'est ce soir là que je décidai de me battre avec le système judiciaire. Ma sentence était purgée mais j'étais innocent et la justice avait erré. Un nouveau Don Quichotte allait confronter les moulins à vent du système judiciaire. J'avais subi un procès loufoque dans lequel des aberrations flagrantes s'étaient produites, des témoignages pleins d'invraisemblances et de contradictions avaient été crues et j'allais tenter de le faire reconnaître.

mercredi, novembre 22, 2006

Réflexion sur les deux derniers textes
















Le texte que le professeur m'a lu est évidemment le jugement que me servira le juge Répi 14 ans plus tard. C'est d'ailleurs en entendant ce jugement que je me suis rappelé cet épisode de ma vie.

Dans le conte de fées je recherche ardemment le livre écrit par l'Abbé De L'Épée. En fait c'est le conte de fées que j'ai lu étant jeune que je recherche.


Monsieur le juge répète à trois reprise que le jugement qu'il me sert est tiré d'un livre écrit par l'Abbé De L'Épée. C'est complétement faux. En fait cet abbé qui était aussi avocat n'a jamais écrit de tel propos. Quand le juge mentionne cet abbé, le procureur de la couronne rigole. Je pense qu'ils avaient dû fignoler ensemble les grandes lignes de ce jugement pendant l'interruption du procès durant l'heure du midi. C'est tiré d'un vieux livre édité sur la rue de l'Abbé De L'Épée à Paris. L'Abbé De L'Épée est ce personnage qui fonda une institution pour les sourds et muets et ils leurs appris à communiquer ensemble à l'aide d'un language par signe. Un précurseur et bienfaiteur de l'humanité.
Les belles phrases de ce jugement sont extraites des conférences de Notre-Dame, qui se sont déroulées sur cent ans au début du 19e siècle. Les propos de ce jugement proviennent d'un abbé Picard qui expliquait que même si les évangélistes semblent se contredire sur certains faits de la vie de notre seigneur Jésus le Christ, ils disent assurément la vérité.

Cela n'a surtout rien à voir avec la trentaine de contradictions tirées des trois témoignages livrés par les trois compères lors de mon procès.

L'évènement à la bibliothèque m'est encore difficile à expliquer. Je pense qu'on a voulu m'avertir. Je sais être la personne visée par les trois premiers quatrains de la première centurie de Nostradamus et je vais en vivre une plus importante encore vers mes quarante ans soit le 72e quatrain de la dixième centuries. Un texte à venir vers la fin de mon blog.

jeudi, novembre 16, 2006

Nostradamus








Donc sitôt le cours terminé, je me dirigeai vers la bibliothèque. Dans la bibliothèque, on m'apostropha par la manche et avant que je puisse me retourner pour voir, une voix m'avertit de ne pas regarder. Sur le coup je pensai que quelqu'un voulait me jouer un tour.


Je me suis laissé diriger vers une table où il y avait un gros livre ancien qui était ouvert et la voix me dit de lire et une main m'indiqua un certain paragraphe. C'était du vieux français que je relus deux fois, tout en restant perplexe, devant le paragraphe indiqué:



Quand la lictière du tourbillon versés


Et seront face de leurs manteaux couverts


La république, par gens nouveaux, vexés


Lors blanc et rouge jugeront à l'envers.



La voix m'expliqua que la " lictière du tourbillon versés" c'était un bol de toilette, que ceux qui sont "face de leur manteau couvert" ce sont des juges avec leurs couleurs "rouge et blanc" et que la république c'est l'ensemble des gens qui nous gouvernent et nous administrent. La voix me dit aussi que le mot "vexés" avait changé de sens à travers le temps et que dans le texte il signifiait "être tourmenté par des abus de pouvoir". Finalement la voix me demanda si je ne trouvais pas curieux que Nostradamus relie un bol de toilette avec des juges? Je ne répondit pas car à l'époque ça ne me disait rien "Nostradamus".



C'est alors que je me retournai et constatai qu'il n'y avait personne à coté de moi. Je fis quelque pas à reculons pour voir plus loin si quelqu'un s'enfuyait, mais non, personne, alors je revins d'un pas ou deux et le gros livre ancien avait disparu! Je me souviens de m'être vivement précipité hors de la bibliothèque, mon calme revint et je retrouvai mon "chum" près des cases en bas, nous allâmes dîner. Curieusement je ne soufflai aucun mot de mon expérience que j'oublierai rapidement.

Les deux derniers textes relatent des faits que j'ai vécus. Je me suis efforcer à livrer mes souvenirs le plus exactement que je le pouvais. Dans mon prochain texte je les commenterai et donnerai quelques précisions qui me semblent importante.

mercredi, novembre 15, 2006

Le Jugement



Me voilà en 10e année, j'ai 16 ans et je fréquente la polyvalente Baie-St-François à Valleyfield. Un jour que j'avais un cours de physique, dernier cours avant le dîner, je me rendis à mon cours un peu plus tôt. Ce n'était pas dans mes habitudes. Quand j'arrivai il n'y avait personne dans la classe puis, soudainement, je vis mon professeur qui ne se ressemblait pas trop trop mais c'était bien lui mais en plus vieux. Il s'apprêtait à lire un texte tout en semblant porter une attention particulière à moi, en riant. .................Pour lire ce texte


Il lut le texte qui contenait de grandes phrases et ça parlait de l'Abbé De L'Épée et de contradiction. Après quelques minutes, lorsqu'il eut terminé je me surpris à dire à haute voix "Et les deux policiers? " et le professeur de me répondre qu'ils avaient eu peur pour de la boucane et alors toute la classe partit à rire.

C'est alors que je me retournai et à ma grande stupéfaction il n'y avait pratiquement personne dans la classe.`Il y avait quelques élèves qui discutaient autour d'un pupitre mais ils ne semblaient pas avoir venu juste de rire en coeur! Je me retournai vers le professeur et lui avait beaucoup rajeuni et il me dit " T'es jamais dans la lune toi? " puis ayant signifié que non il ajouta " Tu ne t'es pas vue quand je suis entré dans la classe ".


L'incident me glaça de stupéfaction.

J'avais vraiment eu la berlue ou quoi? Ce n'était pas fini. Aussitôt le cours terminé je me suis machinalement dirigé vers la bibliothèque. Ce n'était pas dans mes habitudes mais j'avais le cafard. Je raconterai la suite dans mon prochain texte.

lundi, novembre 13, 2006

Le bidon rouge




J'ai 15 ans, secondaire II, début des années "70. L'école St-Thomas à Valleyfield. La mode c'est de sécher les cours. je m'essaie pour le "kick". Parait qu'on a le droit à une fois sans trop de problème. Je quitte l'école en début d'après-midi, je sèche le cours d'anglais de Atef Saïd. Il est tellement ennuyant le déporté.

Je me dirige machinalement vers le palais de justice. J'ai su, je ne sais plus où, que la justice est publique et tous et chacun peuvent assister à un procès. Je me disais qu'avec un peu de chance
j'assisterais à un procès en lieu de cours d'anglais.

Arrivé au palais de justice, je montai au deuxième étage et j'entrouvris les portes d'une cour. Il n'y avait personne d'assis dans les bancs publiques mais à l'avant de la cour je vis un gardien qui montrait un bidon rouge à un juge.
j'observai la scène pendant quelques minutes puis je vis le gardien s'en aller avec le bidon. Le Juges à l'avant de la cour me regarda avec un air interrogatif. Je pensai que je n'avais peut-être pas d'affaire là et je pensai à m'en aller. C'est alors qu'une personne de petite taille qui discutait avec le juge me regarda en souriant et s'en vint vers moi. Je ne l'ai pas laissé venir jusqu'à moi et je refermai la porte de la cour et je redescendis les escaliers.

Quand j'arrivai en bas je vis le même gardien avec le bidon rouge à coté de lui. Je me souviens de m'être passé la réflexion que ce devait sûrement être le procès d'un cultivateur. Je retournai à l'école pour le cours suivant.

Cette précédente scène va se reproduire 15 ans plus tard, en 1986. Lorsque je ferai appel d'un jugement et que j'emmènerai mon propre bidon rouge en cour afin de le montrer au Juge de la cour supérieur. Question de démontrer que c'est impossible de lancer un tel objet dans un appartement. Pour des détails supplémentaires voir le conte de fées Bidonneux & La fée Monika.

mercredi, novembre 08, 2006

Le conte de fées

Je suis toujours en deuxième année, au début des années soixante. On comprendra plus tard pourquoi je me suis rappelé cet évènement quelque vingt ans après.

Un soir après m'être couché, j'aperçois un livre sur une chaise près de mon lit. Je rallume la lumière et je prends ce livre. Sur la page couverture il y a une auto de police avec beaucoup de boucane qui enveloppe un camion. Une autre chose qui attire immédiatement mon attention l'auteur a le même nom que moi! Ce livre que je tiens dans mes mains est en carton épais. Je tourne les pages et je regarde les images et je lis ce qui est écrit en dessous. Ils y en a beaucoup des images: un juge à l'envers, des avocats, une patineuse artistique, des bidons rouges et verts, un prêtre. je ne perds pas mon temps à lire les grands textes, mais j'essayerai de lire dans le milieu du livre un texte appelé "le jugement" et j'abandonnerai en me disant que des enfants ne pourraient pas comprendre des mots comme : paradoxale, concordance, probante et divergente. Mots que je ne comprenais pas moi-même mais j'essayais de comprendre cette grande phrase.

Le lendemain matin le livre était toujours là et je regarderai les images encore une fois. J'étais plutôt intelligent pour un enfant de huit ans. j'aimais bien lire les livres de bande dessinée de
Sylvain et Sylvette
avec le loup, le renard et le sanglier.

Deux illustrations attirèrent particulièrement mon attention à un point que je questionnerai ma maîtresse le lendemain à l'école. Il s'agit d'une espèce de machine comme le dactylo de ma soeur mais en lieu et place de la feuille c'est une petite télévision et une autre image qui illustre trois juges mais l'un deux est une femme. Je me souviens aussi que le prix du livre était de $100.00 mais moi j'essayais de faire $10.00 avec ce chiffre car c'était insensé. En fait même aujourd'hui un tel livre se vendrait au alentour de $25.00. Aussi je remarquai le nom Stanké sur la couverture et à cette époque ce nom était associé à une émission du dimanche soir où Alain Stanké entretenait le monde sur les O.V.N.I. ou à tout le moins on en parlait dans son émission et cela me captivait. Je me souviens d'avoir fait le rapprochement.

Le lendemain à l'école ma maîtresse régulière est absente et c'est la maîtresse de quatrième année qui la remplace. je lui demanderai quand même si cela se peut une femme juge. je la questionnerai pour savoir si ça existe un dactylo avec une télévision au lieu d'une feuille. Je lui demanderai si elle connaît quelqu'un qui écrit des livres et qui a le même nom que moi. Je me rappelle très bien lui avoir demandé ce que ça voulait dire des numéros de bobines dans un conte de fées. J'avais beaucoup de questions pour cette maîtresse ce matin là.

Le soir en revenant de l'école je monterai à ma chambre pour voir le livre mais il n'était plus là. Je me souviens d'avoir accusé ma soeur de l'avoir pris ou caché. Je décrivais le livre à ma mère mais personne ne l'avais vu ou pris. J'imagine que je finirai par oublier cette histoire.

Je me remémorerai ce moment de ma vie quand je comprendrai que ce livre c'est moi qui va l'écrire. Ce que j'ai fait après l'avoir vécu, mais même aujourd'hui il n'est toujours pas publier. Par contre je l'ai mis sur internet: Bidonneux et la Fée Monika.

Ce conte de fées, car s'en est un, a été difficile à écrire, plus de dix ans, car j'essayais de me rappeler au lieu de créer. Finalement j'aurai un sérieux coup de main pour l'écrire mais ce sera pour un autre texte plus tard sur ce blog.
Cet épisode de ma vie est vraiment extraordinaire. Il y avait un petit bout d'homme qui ne croyait pas que l'on puisse savoir ce qu'il ferait le lendemain.

jeudi, novembre 02, 2006

Les Promesses

À l'époque, encore petit, en deuxième année je crois. On apprenait à l'école les mystères de la religion catholique. Rappelez-vous : Quelque-chose qu'on ne peut pas comprendre mais que l'on doit croire d'emblée parce que l'institution de l'église est de droit divin. C'était un grave péché de ne pas y croire aveuglement.

Pour la trinité ça pouvait aller parce que même les éminences qui venaient nous l'apprendre ne semblaient pas s'y comprendre eux-même: Un Dieu, trois personnes "hypostase" différente mais en une seule!! Moi j'accrochais sur le fait que l'on me dise que Dieu pouvait savoir tout ce que j'ai fait hier et même ce que je ferai demain! Je me suis toujours pensé plus intelligent que les grandes personnes alors dans mon profond scepticisme, je péchais.

Pour le passé il n'y avait pas de problème mais que Dieu puisse savoir ce que je ferais le lendemain alors que je l'ignorais encore moi-même, désolé mais j'embarquais pas là-dedans. Quand même, fallait pas me charrier.

Un soir, je peux affirmer que j'étais en deuxième années car je me souviens de la maîtresse, je suis seul dans ma chambre et soudain j'entends une voix qui me demande si j'accepterais de devenir prêtre. Je précise qu'il n'y a personne à coté de moi mais la voix est très réelle. J'ai 7 ou 8 ans pas plus. Je suis calme et je prends mon temps pour répondre, je pense... Je finis par dire oui mais à une condition. La voix me demande laquelle. Étant particulièrement tourmenté par le fait que quelqu'un puisse savoir l'avenir à l'avance. Je dis : À condition de voir dans l'avenir. La voix me redemande si je promets, je dis oui en me disant qu'une fois que je serai grand, ce sera sûrement facile.
Le lendemain j'avertirai ma mère que quand je serai grand je serai prêtre mais comme la semaine précédente c'était menuisier elle n'en fait pas de cas. Pour ce qui est de la voix, je n'en parlerai à personne comme si je savais que c'était tabou. Je savais surtout, par induction, que c'était inoffensif. Cette promesse ne m'a jamais tourmenté, en fait je l'ai oublié pendant très longtemps.

J'appellerai cette voix l'ange de Dieu, c'est ainsi qu'on la nomme en théologie. Elle reviendra à la charge. Aujourd'hui je peux affirmer que je ne serai fort probablement jamais prêtre et que la voix à bien rempli sa part du marché.

La cloche.

Cet épisode de ma vie, où j'ai la conviction que tout a commencé, se situe au début des années 60. J'ai quatre ans et demi. C'est important les demis à cet âge. Noël approche, il est très tard dans la nuit et je suis éveillé. J'entends mon père et ma mère qui prie à haute voix dans leur chambre.
C'est à cause que mon père a une douleur atroce à la poitrine qui perdure. Ma mère est déjà descendu deux fois pour préparer des sodas, eau chaude et bicarbonate de soude. Ils soupçonnent l'estomac mais c'est le système artériel qui est bloqué. Moi je souffre d'entendre mon papa souffrir et je me demande ce que je pourrais bien faire.
Ma première idée est d'aller les rejoindre mais j'y renonce. Mon papa n'apprécierait pas. Alors je me dis que je pourrais faire comme eux et je me met à réciter mon Notre-Père que je connais depuis peu, ma grande soeur me l'a montré. Pendant que je priais encore j'entendis une voix qui à dit "LUI", suivit d'un énorme tintement de cloche très lointain.
J'étais stupéfait car je savais que personne d'autre n'avait entendu cette cloche. Il m'est impossible d'expliquer pourquoi. Le son venait d'ailleurs et je l'avais entendu, c'est tout.
Le lendemain mon papa était à l'hôpital. Pendant la nuit il fera un ACV qui le laissera paralysé du coté droit. Il ne reviendra pas à la maison et il décédera d'une crise cardiaque en septembre suivant.
Ma mère deviendra veuve avec huit enfants: la plus vieille 13 ans et la plus jeune encore aux couches. Moi je suis le sixième: deux filles, cinq garçons et une autre fille comme cadette. Ma mère ne se remariera pas et nous gardera avec elle. Ma mère m'a raconté que quelque mois après le décès de mon père, je lui ai demandé : Être mort ça veut dire qu'on ne le reverra plus jamais?
Dire qu'on a jamais manqué de rien serait exagéré mais pas de l'essentiel. En fait ce sont les voisins qui m'ont appris qu'on était pauvre. Faut dire que comme nous restions à la campagne, c'était plus facile. L'été ma mère, avec les enfants, entretenait un grand jardin pour les conserves et nous avions toujours quelques poules, des cochons et une jeune taure pour la viande en hiver. Ma mère achetait la farine aux cent livres avec le sucre et faisait beaucoup à manger. Elle se débrouillait très bien avec sa besogne.

dimanche, octobre 15, 2006

AVANT PROPOS

Ce Blog se veut comme un genre de confession. Les confessions de Marchello. C'est que j'ai des choses à dévoiler. Des choses vraies que j'ai réellement vécues mais que je n'ai jamais pu révéler.
À chacune des fois ou j'ai essayé, j'ai senti le scepticisme et l'incrédulité envahir mon interlocuteur. Alors je cessais, je coupais court à mes propos en me disant que ce n'étais pas la bonne personne. Dire ce que je veux dire revient à passer pour fou, du moins pour certaines personnes.
Je ne souffre absolument pas de délire schizophrénique. Je suis mentalement bien équilibré et je l'ai toujours été. Si j'ai utilisé le mot délire dans le titre du Blog, c'est parce que j'ai l'impression que c'est le diagnostique facile qui viendrais à l'esprit suite à une appréciation sommaire.
J'ai reçu des révélations privées. Hey oui, ça existe vraiment. Je sais que c'est personnel mais c'est important pour l'humanité que je révèle ces choses avant de mourrir. Je vais raconter ces épisodes de vie tel que je me les rappelle en essayant de ne rien changer de ce que j'ai vécu. j'indiquerai séparément les faits de mes déductions, suppositions et analyses personnelles. Pour qui? Des perles oubliées.
Je me dois de dire que, pour beaucoup de ces épisodes que j'ai vécu dans mon enfance, je les ai oubliés pendant de longues années puis soudain quand j'ai vécu certains évènements je me les ai remémorés. On sera tenté de me juger, on aurait tort de le faire. Je crois simplement que mon destin était beaucoup trop grand pour mes souliers. Moi je suis tel que les expériences de ma vie m'ont forgé, je n'ai pas demandé à vivre ces choses et c'est un services précieux que je rends à l'humanité en consentant à faire ces confessions. Il sera question de Dieu, de Nostradamus, de l'Abbé De L'Épée, de visions d'évènements, de prédestination, de liberté et de destin.
Je ne suis pas mieux qu'un autre. Je suis un grand pécheur, avec ses propres défauts et aussi ses qualités particulières: passionné, paresseux, vif d'esprit, non-persévérant, bon, impulsif, généreux, profiteur, consciencieux, d'esprit large, libre-penseur, critique et travaillant. Woah! Bref regard, honnête et non-exhaustif, sur moi-même.