jeudi, novembre 16, 2006

Nostradamus








Donc sitôt le cours terminé, je me dirigeai vers la bibliothèque. Dans la bibliothèque, on m'apostropha par la manche et avant que je puisse me retourner pour voir, une voix m'avertit de ne pas regarder. Sur le coup je pensai que quelqu'un voulait me jouer un tour.


Je me suis laissé diriger vers une table où il y avait un gros livre ancien qui était ouvert et la voix me dit de lire et une main m'indiqua un certain paragraphe. C'était du vieux français que je relus deux fois, tout en restant perplexe, devant le paragraphe indiqué:



Quand la lictière du tourbillon versés


Et seront face de leurs manteaux couverts


La république, par gens nouveaux, vexés


Lors blanc et rouge jugeront à l'envers.



La voix m'expliqua que la " lictière du tourbillon versés" c'était un bol de toilette, que ceux qui sont "face de leur manteau couvert" ce sont des juges avec leurs couleurs "rouge et blanc" et que la république c'est l'ensemble des gens qui nous gouvernent et nous administrent. La voix me dit aussi que le mot "vexés" avait changé de sens à travers le temps et que dans le texte il signifiait "être tourmenté par des abus de pouvoir". Finalement la voix me demanda si je ne trouvais pas curieux que Nostradamus relie un bol de toilette avec des juges? Je ne répondit pas car à l'époque ça ne me disait rien "Nostradamus".



C'est alors que je me retournai et constatai qu'il n'y avait personne à coté de moi. Je fis quelque pas à reculons pour voir plus loin si quelqu'un s'enfuyait, mais non, personne, alors je revins d'un pas ou deux et le gros livre ancien avait disparu! Je me souviens de m'être vivement précipité hors de la bibliothèque, mon calme revint et je retrouvai mon "chum" près des cases en bas, nous allâmes dîner. Curieusement je ne soufflai aucun mot de mon expérience que j'oublierai rapidement.

Les deux derniers textes relatent des faits que j'ai vécus. Je me suis efforcer à livrer mes souvenirs le plus exactement que je le pouvais. Dans mon prochain texte je les commenterai et donnerai quelques précisions qui me semblent importante.

10 commentaires:

ursule a dit…

Marchello,

Je constate que j'ai pris du retard sur ton blogue. J'en ai pris sur plusieurs autres aussi, incluant le mien... Cependant, je compte bien me rattrapper d'ici dimanche ou, si tu aimes mieux, au cours de la fin de semane.

Bon vendredi,

André.

Annette a dit…

Marchello,

J'ai lu ton conte. Tu as nommé ton personnage André Tremblay, quelle coincidence...

Marchello a dit…

Salut André, vrai, j'ai une semaine prolifique sur mon blog. Surtout que mon blog doit se lire du début, vu qu'il y a une "suite" entre chaque texte. Du moins pour comprendre l'idée. C'est vraiment pas très long à rattrapper, quelques minutes, pas plus.

Marchello a dit…

Bonjour Annette. Merci pour ce précieux temps que tu as pris pour lire mon conte.

Oui une pure coincidence. Comme je le dis dans "l'avertissement" de mon conte: Tout est vrai, seul les noms ont été changé. Évidemment ils n'ont pas été choisis au hazard. Il s'avère que "André" c'est mon nom de famille et que "Tremblay" est homophone de "trembler" comme le montre le personnage lorsqu'il se retrouve devant le juge Répi pour trouver le fameux livre de l'Abbé De L'Épée.

De plus "André Tremblay" est presqu'un nom commun au Québec, perso j'en connais quatre mais il doit y en avoir plus de mille. Voilà pour l'explication.

Annette a dit…

André,

Vraiment pas facile ce que tu as vécu et ce qui est raconté dans ton conte... La fée ne semble pas vraiment une si gentille fée... Dur de passer à travers une telle épreuve.

Annette a dit…

Marchello,

Toute imprégnée de ton 'conte', c'est rendu que je m'adresse à toi sous le nom d'André!

Marchello a dit…

Annette, tu as bien raison de parler de dur épreuve. Il est atroce d'être victime et innocent et d'être reconnu coupable et condamné. Ça fait plus de 20 ans et je suis encore sensible. À part le dossier criminel il y a la réprobation sociale. Une fois que la justice te condamne, tu es marqué à vie.
Ce conte a été très thérapeutique pour moi. Même innocent, je pense que l'on est toujours un peu responsable de ce que l'on vit.
Effectivement,la fée n'est pas très gentille mais mon conte dénonce surtout un juge et un système judiciaire qui laissent passer ça. Un juge a le droit de se tromper mais pas délibérément.

Annette a dit…

Marchello,

Je peux comprendre un peu ce que tu as vécu (mais certainement en moins pire...). En terme professionnel,je vis du harcèlement psychologique de la part d'un supérieur. J'ai même lu 2 livre de Hirigoyen, la spécialiste mondiale sur ce sujet. En ce sens, je me sens victime. Le harcèlement psychologique, c'est comme une guérilla cachée et silencieuse avec des coups donnés de façon discrète, insidieuse et répétée envers quelqu'un. Si je dénonce ce supérieur, puisque c'est lui qui est en pouvoir (et le bras droit de son supérieur), je risque d'être 'discréditée'. Vers qui ira le fardeau de la preuve si je dénonce, vers l'employée ou son supérieur... D'où ma quête actuelle de justice dans ce monde que je considère plutôt injuste et peu éthique.

Marchello a dit…

Chère Annette, tu as bien raison de chercher de la justice en ce bas monde.

Déjà, huit siècle avant J.C. les prophètes ont dénoncé ce monde injuste et peu éthique. Ils nous ont aussi révélé qu'avant toute chose, Dieu veut la justice et ensuite le coeur de l'homme.
Pour la situation que tu vis je dirais que tu as deux choix: faire avec ou faire sans. Si tu "deal" avec, tu connais ton adversaire, tu te méfies, tu restes sur tes gardes et tu essaies d'être heureuse.

Si tu choisis sans, tu te sers de ton bagage et de toute ta contingence et tu vas voir ailleurs. Évidemment tu pourrais essayer la confrontation mais c'est rarement une bonne solution avec un adversaire de mauvaise foi.

Moi je vois ça, humblement comme ça, Marchello.

ursule a dit…

Marchello,

Notre monde, celui des humains « raisonnables » en est un d'injustices et de méchancetés, de violences, de guerres, de massacres. En fait, ce monde est celui que tu le relates toi-même par ces mots des prophètes: « Déjà, huit siècle avant J.C. les prophètes ont dénoncé ce monde injuste et peu éthique. Ils nous ont aussi révélé qu'avant toute chose, Dieu veut la justice et ensuite le coeur de l'homme ».

La triste et exécrable histoire de l'Humanité me fascine à un point tel que, plus je vieillis, plus j'aime en rire...jaune ! Ce que les humains, supposément « faits à l'image de dieu » n'arrivent toujours pas à comprendre, malgré la guerre permanente et les fléaaux qui affublent, jour après jour, notre planète, c'est que ce « dieu », ce « moule » dont nous sommes issus, s'il existe,ne peut être autre qu'un être infiniment mauvais, infiniment cruel, infiniment injuste, un être qui se complait infiniment dans la violence et la souffrance de sa « Création »...

Annette, ce dieu, toujours advenant qu'il existe, est à l'image de celui ou celle qui te harcèle au travail: c'est tout simplement un être écoeurant,sans compassion. Hélas, ce sont justement ( quel adverbe contradictoire )ces salauds et là, j'inclue dieu, s'il existe, bien sûr,qui mènent le monde, qui font la morale aux autres pendant qu'ils les fraudent et les dégarnissent autant physiquement que moralement, qui, au nom de leur supposé « Créateur », au nom de la justice, leur justice, au nom de l'égalité des êtres entre eux, initient et font les guerres de cette planète. En fait, ce dieu, s'il existe, ressemble comme deux gouttes de pisse à Georges W. Bush. Et je ne veux pas de ce genre de dieu...

Marchelle, on a pendu Coffin: il n'avait jamais tué. On a crucifié Jésus: il n'avait fait que du bien. On a excomunié Copernic et Gallilée: les deux ne faiaient que dire la vérité. On a fait boire la cigüe à Socrate: il prêchait, bien avant lui, la même doctrine que Jésus. Je tais volontairement les « Très Saintes Croisades », la « Très Sainte Inquisition », la « Guerre Sainte »: elles n'ont fait que trop de victimes innocentes, femmes, enfants, pères, mères et ce, par l'homme...au nom de dieu...

Sur la « bonté de dieu », la beauté de l'être humain « fait à l'image de son dieu créateur », je pourrais moi aussi, écrire un conte , destinés aux adultes celui-là. Mais, je ne le ferai pas, car je sais que ces adultes qui profiteraient le plus de le lire ne le feraient pas. Je n'ai plus l'âme, le coeur et la force pour convaincre ceux qui sont déjà convaincus!

Marchello, Annette, je compatis avec vous en raisons des injustices quivous sont infligées. Mais, je sais aussi que cette compassion n'arrange rien. On traîne tous, au fond de nous, une injustice. Et l'injustice ne se mesure pas à l'outrage, elle a toujours le même effet pour celui ou celle qui la vit, qui la subit!

Alors, il faut se battre. Se battre pour notre survie, celle de ceux et celles qu'on aime et, s'il nous reste encore du temps et de l'énergie, CONTRE TOUS CEUX ET CELLES QUI SONT LA SOURCE INTRINSÈQUE DE CES INJUSTICES FAITES AUX AUTRES!

André Tremblay.

P.S.:

Marchello, tu excuseras mes fautes de frappe ou de grammaire, mais je ne relie pas ce commentaire. Car, le faire dans ce « petit carré » qui nous est offert « généreusement » par Google pour écrire m'en enlève totalement le goût.

A. T.