
Vous savez, ça m'a fait du bien d'écrire ces mots. Un poids sur les épaules en moins, une responsabilité écartée. Un soulagement, tellement que maintenant j'ai peur de les oublier, ces épisodes de ma vie.
Si on croit tout ce que j'ai écris, moi je sais que tout est vrais mais pas vous, on peut penser que j'ai perdu beaucoup, que j'ai passé à coté du plus extraordinaire destin qu'un homme puisse rêver. Moi je reste sur l'impression que le monde a plus perdu plus que moi. Sans prétention aucune.
Dans la bible, il y a le "livre de Job" où Job, un prince parmi son peuple, endure de terribles souffrances à cause d'une gageure entre Dieu et le Satan. Finalement ce parfait innocent obtient une confrontation avec Dieu et même s'il a raison de se plaindre, Dieu lui fait comprendre qu'il n'a pas voix au chapitre!
Où étais-tu quand je fondais la terre?
Cette terrible question est posé par Dieu à Job qui se tient droit, les reins cambrés comme un brave, devant l'éternel. Job reste bouche bée et reconnaît son erreur, erreur d'oser demander des comptes à Dieu. Job craint le Seigneur et reconnaît, de lui-même, que Dieu n'a pas de compte à rendre à sa créature. Étais-je l'objet d'une gageure, une ultime chance à l'humanité. Les intentions de Dieu sont insondables.
Ce récit parle aussi de rétribution. Pourquoi est-ce si facile pour un tel et tel autre doit souffrir toute sa vie. Lui, tout lui sourit et l'autre enterre ses enfants. Pour un croyant, ces questions existentielles sont importantes mais ça reste seulement et toujours des questions. Les réponses sont en options et inabordables.
Je me sens un peu comme a dû se sentir Job après sa confrontation divine. Soulagé, inquiet, ébranlé dans la profondeur de son être. Pourtant dans mon tréfonds habite une grande joie, moi je sais qu'il existe un monde divin qui nous transcende et s'occupe de nous. J'ai beaucoup d'espoir et j'ai voulu simplement la partager.
9 commentaires:
Marchello,
Je suis bien heureux que tu aies décidé de maintenir ton blogue ouvert. C'est bien de te lire, même si on ne partage pas toujours les mêmes idées, particulièrement à l'égard de l'existence de Dieu, du moins dans la forme à laquelle les humains ont tendance à le reproduire, peu importe la religion. En fait, comme j'ai déjà dit à Oscar, je te trouve bien chanceux d'y croire. Moi, je n'y arrive plus et ce, depuis très longtemps.
Ça me fait penser : je n'avais pas reparlé de religion depuis la vingtaine. L'ouverture de mon blogue m'a en quelque sorte forcé à en parler (écrire serait plus juste) de nouveau, particulièrement dans le cadre des échanges que j'ai eues avec Oscar.
Bonne semaine,
André.
Marchello,
J'aimerais que tu m'expliques un peu mieux ta joie, moi qui suis peu croyante... Est-ce d'avoir survécu à ces épreuves et de t'être reconstruit? Est-ce d'avoir eu la force de partager avec nous tes épreuves et de t'être senti accueilli?
Et comment peut-on arriver à accepter de telles injustices? Comme tu l'écris si bien, "Pourquoi est-ce si facile pour un tel et tel autre doit souffrir toute sa vie. Lui, tout lui sourit et l'autre enterre ses enfants". Bien sûr il faut accepter, car la colère détruit et l'amour construit. Mais enterrer la colère n'est pas si facile que ça.
Annette, ton commentaire m'interpelle. Bien sûr que ton accueil m'apporte une grande joie. Très apprécié. Je ne pouvais pas partager ces "épisodes de vie" avec n'importe qui, surtout pas la famille ni les amis qui sont trop près. On l'a vu avec la réaction d'Annie-Claudine.
Je m'étais déjà ouvert envers des ministres du culte mais ce qu'ils peuvent être bêtes, centrés dans leur petit monde. Ils sont atteints d'une prétentieuse présomption. Méfions-nous de quiconque prétends détenir quelques vérités que ce soit sur notre salut.
Ma grande joie n'est pourtant pas dans cet accueil mais dans ce que je sais et que certains autres croient. Les révélations empiriques que j'ai vécu.
Je sais donc qu'il existe ce monde divin, nous ne sommes pas seul et nous avons une importance relative. Je sais être plus que l'ensemble de mes constituants et je crois que ce surplus survit à notre inéluctable finitude. Ça défie notre logique, c'est une question de foi.
Lors de notre ultime destin, on est pas fini, fret, net, sec, six pieds sous terre.
N'est ce pas une grande nouvelle susceptible de réjouir le plus grand "loser" de toute l'humanité?
Marchello,
Pour moi, savoir que ma durée de vie est limitée ne me fait pas peur. J'ai beaucoup plus peur de la solitude si mon conjoint, ma fille ou mes parents venaient à décéder... Et pour une peu croyante, les révélations dont tu parles sont un peu dures à comprendre... Mais ton témoignage est très beau et inspirant.
Un truc intéressant aussi c'est que quand Job se plaint de Dieue, ses amis lui disent qu'il a pas rapport, qu'il a dû mal faire, qu'il n'a pas à juger le créateur. Quelle outrecuidance !
Pourtant Dieue dit à la fin que c'est Job qui a eut raison dans sa remise en question et aucun des trois amis.
C'est assez spécial car en fait, dans une vision de foi, on ne doit pas remettre Dieue en doute, pourtant, c'est Job qui avait raison.
Je trouve ça trippant comme retournement.
Intéressant cette réaction des trois amis, quand un ami a de la peine la chose correct à faire est d'avoir de la peine avec lui.
Les amis de Job finissent par le juger en tentant de lui faire admettre de prétendu faute. Là, ils ont tout à fait tort.
Je ne crois pas que Job remette en question sa foi en Dieu, au contraire. Job reconnait la justice divine et trouve injuste son sort.
Job à raison quand il réalise qu'il n'a pas droit au chapitre et quand il pardonne à ses amis.
C'est un texte difficile à interprêter.
Pour ça oui, très difficile. Si ma mémoire est bonne il a été rédigé après le retour d'exil en Babylone.
Peut-être témoigne t'il en quelque part des difficultés qu'ont eu ceux qui avaient été déportés avec ceux qui étaient restés en Israêl ?
Mais c'est loin tout ça. Je me souviens même plus c'était dans quel cours.
Votre blogue est des plus intéressant ! Je suis bien contente de le découvrir ! ...et je vais revenir !
Bienvenue Cricri, Tu me flattes dans le bon sens du poil.....lol. Je vais voir le tiens.
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